26 janvier 2014 by

Une femme avec une femme

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A mes heures perdues, j’aime à taquiner les mots, laissant l’encre imprégner le papier pour donner vie à mes rêves les plus érotiques. Je les écris généralement au gré de mes envies, me laissant guider par mes songes.

Mais tout récemment, j’ai eu l’occasion de narrer un fantasme à la demande de Miss RedCode, qui, n’ayant jamais « essayé » avec une représentante de la gente féminine, eut passionnément envie d’une femme avec une femme, une Redcode avec une Lisbeth.

REDCODE

Après tant de mois à m’éblouir devant ses galeries photos, à dialoguer et échanger sur la toile, aujourd’hui, enfin, elle était là, confortablement installée dans mon canapé. A l’image de ses clichés, elle portait une robe colorée mettant parfaitement en valeur ses formes féminines. Ses lèvres parfaites, habillées de rouge, me souriaient, me parlaient.

Tout le stress des préparatifs s’était envolé au moment même où je lui avais ouvert la porte. Dans mon intérieur tout en dégradé de gris, avec un soupçon d’anis, j’avais disposé de ci de là quelques pointes de rouge : bougies en tout genre, coussins, escarpins… jusqu’à cette fraise givrée décorant nos flûtes de champagne. Car si au 1er abord j’ai pensé jouer la carte de l’originalité en lui proposant un mojito vodka tagada (une version à faire hurler les puristes, mais tellement délicieuse), une telle rencontre méritait bien un Moët & Chandon. Après tout, ce n’était pas tous les jours que je recevais Miss RedCode en personne !

Dès les 1ers instants, nous nous retrouvâmes comme 2 vieilles amies (et je n’évoque pas là notre quarantaine entamée), échangeant quelques mots sur nos enfants, notre vie. Puis nous parlâmes plus intimement de nous, de notre désir de s’assumer femmes, de nos sites, de la photographie.

RedCode avait apporté son appareil photo et me montra ses tout derniers clichés. Le champagne aidant, l’atmosphère était de plus en plus détendue. Les rires fusaient.

Je ne pouvais quitter RedCode des yeux. Ses dents parfaites, son sourire rougeoyant, ses formes généreuses si sensuelles, sa voluptueuse poitrine se soulevant au rythme de sa respiration… Tous mes sens étaient en émoi.

L’écoutant me narrer une de ses toutes dernières séances photo, je me mis à jouer avec les nouilles alphabets que j’avais éparpillées sur la table du salon. Cette décoration « hommage » l’avait d’ailleurs beaucoup faite rire. Sans même m’en rendre compte, un message se fit jour aux yeux de RedCode : TU ES MAGNIFIQUE.

Tout en continuant à parler, elle fit jouer ses doigts joliment manucurés parmi les lettres.

Découvrant sa réponse, mon cœur fit un bond dans ma poitrine et mon visage s’approcha d’elle : KISS ME.

Le timide baiser que je déposai se transforma vite en un fougueux échange, nos rouges à lèvres se mélangeant au rythme de nos langues. La douceur de ses lèvres féminines, le goût enivrant du champagne dans sa bouche… que de délices !

Mes mains un peu tremblantes caressaient ses rondeurs sensuelles, de son dos à ses hanches. Quelle sensation formidable que la découverte d’un corps féminin !

Oubliant toute timidité, je dégrafai sa robe, laissant glisser le fin tissu sur sa taille. Sa voluptueuse poitrine me faisait face, comme un appel à la déraison. De la pulpe de mes doigts j’explorai ces monts merveilleux. Puis, comme un nouveau né, j’ouvris la bouche pour me délecter de son fabuleux téton. Sous la chaleur de ma langue, RedCode frissonna, laissant échapper un petit soupir de plaisir. Je découvrais avec enthousiasme la douceur de sa peau.

N’y tenant plus, j’accélérai la vigueur de mes caresses. Ma bouche, ma langue, mes doigts jouaient avec sa poitrine. Attrapant son appareil photo, RedCode immortalisa l’instant, provoquant en moi une excitation grandissante. Mon bas ventre frémissait.

Je ne devais d’ailleurs pas être la seule, car dès que ma bouche glissa vers son ventre, mes mains sur ses flans, la Miss aux lèvres rouges se cabra. Mon cœur battant toujours plus la chamade, je soulevai délicatement la jupe de RedCode, découvrant un superbe abricot lisse. La coquine n’avait pas mis de culotte !

Je restai hypnotisée quelques instants à cette vue. Allais-je pour la 1ère fois goûter à ce fruit défendu ? Comme une réponse à mes interrogations, RedCode écarta légèrement les jambes. Du bout de mes doigts je découvrais tour à tour ses grandes et petites lèvres, son clitoris.

Ne résistant plus à l’envie qui me parcourait, je laissai enfin ma langue explorer cette même intimité. Quelle douce sensation que cette chatte offerte… une peau douce et chaude, un petit goût de fruits rouges… mon Dieu que RedCode était délicieuse ! L’excitation nous faisait mouiller toutes les 2.

Ma langue de plus en plus habile provoquait des sons grandissants dans la bouche de RedCode. Je la sentais s’abandonner au fur et à mesure des va-et-vient dans son intimité.

Revenant vers son clitoris, RedCode posa sa main sur ma tête, comme pour m’inviter à m’y attarder. Je pris alors un délectable plaisir à jouer avec ce petit appendice. RedCode n’y tenait plus ! Ses vocalises étaient maintenant sans équivoque, ses doigts se crispaient dans ma chevelure. Sous mes derniers coups de langue, tout son corps se cabra. Son plaisir explosant en un « Oh oui » tonitruant.

Je n’oublierai jamais cette 1ère fois, ce plaisir mémorable à faire venir une femme sous mes caresses. Mais, ce joli soir d’été, l’expérience ne devait pas s’arrêter là…

redcode_lisbeth_seventy3s

5 Responses to Une femme avec une femme

  1. LewisAndAlice

    Voilà un récit qui pourrait tout à fait correspondre à une rencontre réelle plus qu’à un fantasme. Ce qu’il y a de bien chez vous, mesdames, c’est que vos fantasmes sont justement plus réalistes, plus abordables, … Chez nous, les mecs, ça devient vite scénario de film X …
    Aussi, c’est un plaisir de te lire Lisbeth …

      • LewisAndAlice

        Qui sait. Un jour peut-être
        Dans toutes les choses que nous avons vécues, Alice et moi, il y a des choses que nous ne pensions jamais vivre et qui se sont pourtant déroulées …
        Il y a toujours des hasards dans la vie …

  2. Lisbeth

    DE EDENGARDEN :

    Fiction, réalité ? La danse de tes mots nous conduisent dans le rythme de tes plaisirs nous y entrainant dans cette valse d’extase ….

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