31 août 2014 by

Se regarder dans le miroir

10 comments

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Il y a des matins comme ça, vous vous regardez dans le miroir en soupirant. Est-ce bien vous ce reflet que vous voyez ? Est-ce bien la vie dont vous rêviez ? A quoi bon tous ces efforts si rien ne change. Un petit vague à l’âme, un blues…

Et puis les mots d’une personne derrière son clavier, une gentillesse spontanée… Vous relevez la tête.

Oui je suis simple et sincère. Je me pose 10 000 questions, les partage avec vous, je manque de confiance en moi encore et toujours, alors je me pose 10 000 autres questions. J’avance d’un pas pour reculer de 3 mais je continue à avancer, à m’interroger.

Ce que je cherche ? Comme tout le monde, le bonheur sans doute. Être bien dans mes baskets, euh pardon mes escarpins. Être en accord avec mes convictions, vivre ma vie, vivre LA vie.

Je monte le son, je me dandine, j’ai l’air débile mais je m’en fous !

Il n’est pas toujours facile de se mettre à nu, d’oser dire les mots, se dévoiler même sans jamais réellement se montrer. Car même cachée derrière un écran, c’est une partie de moi que je montre et ce n’est pas toujours impunément. Mais c’est mon choix.

autoportrait_seventy3s« Il y a plus d’audace à marcher nu »

William Butler Yeats

10 Responses to Se regarder dans le miroir

  1. juju051

    Bonjour,
    Qui ne doute pas de lui ( d’elle) de son image….regardez vous dans ce miroir avec les yeux de votre compagnon, vous douterez moins de vous. Le miroir, même embué nous dévoile une femme avec de très harmonieuses formes, des seins hauts délicieusement pommés. A n’en point douter, les femmes de votre entourage doivent vous envier

  2. saadé

    De nos jours, — plaignez-nous, vous, douce et noble femme ! —
    L’intérieur de l’homme offre un sombre tableau.
    Un serpent est visible en la source de l’eau,
    Et l’incrédulité rampe au fond de notre âme.

    Vous qui n’avez jamais de sourire moqueur
    Pour les accablements dont une âme est troublée,
    Vous qui vivez sereine, attentive et voilée,
    Homme par la pensée et femme par le cœur,

    Si vous me demandez, vous muse, à moi poète,
    D’où vient qu’un rêve obscur semble agiter mes jours,
    Que mon front est couvert d’ombres, et que toujours,
    Comme un rameau dans l’air, ma vie est inquiète ;

    Pourquoi je cherche un sens au murmure des vents ;
    Pourquoi souvent, morose et pensif dès la veille,
    Quand l’horizon blanchit à peine, je m’éveille
    Même avant les oiseaux, même avant les enfants ;

    Et pourquoi, quand la brume a déchiré ses voiles,
    Comme dans un palais dont je ferais le tour,
    Je vais dans le vallon, contemplant tour-à-tour
    Et le tapis de fleurs et le plafond d’étoiles ?

    Je vous dirai qu’en moi je porte un ennemi,
    Le doute, qui m’emmène errer dans le bois sombre,
    Spectre myope et sourd, qui, fait de jour et d’ombre,
    Montre et cache à la fois toute chose à demi !

    Je vous dirai qu’en moi j’interroge à toute heure
    Un instinct qui bégaie, en mes sens prisonnier,
    Près du besoin de croire un désir de nier,
    Et l’esprit qui ricane auprès du cœur qui pleure !

    Aussi vous me voyez souvent parlant tout bas ;
    Et comme un mendiant, à la bouche affamée,
    Qui rêve assis devant une porte fermée,
    On dirait que j’attends quelqu’un qui n’ouvre pas.

    Le doute ! mot funèbre et qu’en lettres de flammes,
    Je vois écrit partout, dans l’aube, dans l’éclair,
    Dans l’azur de ce ciel, mystérieux et clair,
    Transparent pour les yeux, impénétrable aux âmes !

    C’est notre mal à nous, enfants des passions
    Dont l’esprit n’atteint pas votre calme sublime ;
    A nous dont le berceau, risqué sur un abîme,
    Vogua sur le flot noir des révolutions.

    Les superstitions, ces hideuses vipères,
    Fourmillent sous nos fronts où tout germe est flétri.
    Nous portons dans nos cœurs le cadavre pourri
    De la religion qui vivait dans nos pères.

    Voilà pourquoi je vais, triste et réfléchissant,
    Pourquoi souvent, la nuit, je regarde et j’écoute.
    Solitaire, et marchant au hasard sur la route
    A l’heure où le passant semble étrange au passant.

    Heureux qui peut aimer, et qui dans la nuit noire,
    Tout en cherchant la foi, peut rencontrer l’amour !
    Il a du moins la lampe en attendant le jour.
    Heureux ce cœur ! Aimer, c’est la moitié de croire.

    Octobre 1834.

    Victor Hugo.

    • Lisbeth Post author

      Oh la la, Saadé, je crois qu’il me faudrait retourner à l’école pour revoir mes classiques ! Je ne connaissais pas (la honte). MERCI !

  3. Emma PRADO

    Bonsoir chère Lisbeth,

    encore un magnifique post que vous avez la gentillesse de nous offrir! 🙂
    Ma méthode à moi, pour lutter contre ces petits blues qui m’assaillent plutôt le soir, contrairement à vous, c’est de venir subrepticement jeter un œil sur votre blog. Et vous n’imaginez pas mon plaisir lorsque j’y découvre une de vos nouvelles aventures ou un petit morceau de votre vie.
    Et les questions que vous vous poser, ces petits pas en avant, ceux qui font reculer, je les connais tellement…
    Le bonheur est une chose qui me paraît tellement abstraite… Je crois pour ma part, et finalement en accord avec vos paroles, que la début du commencement de la première partie de la clé du premier verrou de la porte qui conduit vers un semblant de félicité (aussi! comme disait Fernandel. Ah non, zut je me trompe! 😛 )se trouve au fond de soi.
    Une des blouses blanches qui m’a examinée pendant plusieurs mois avant de tomber elle-même dans une sévère dépression me répétait ceci « Son bonheur, on le construit soi-même ». Une phrase facile, tout faîte mais que j’aime assez. Car après tout? Si écrire, si se prendre en photo, si s’offrir une paire de jolis bas de temps en temps, si jardiner ou si se dandiner sur de la musique nous apporte un petit moment de plaisir, qui a le droit de nous en empêcher? Personne. Essayons de vivre aussi pour nous.
    Mon Dieu, qu’il n’est effectivement pas si simple de parler de soi et de se mettre à nu comme vous le faîtes. J’essaye moi aussi, à un autre endroit (et à tout petits pas très timides) d’exprimer certaines choses et j’en ressens la difficulté…

    C’est pourquoi je suis bien là, avec vous, chère Lisbeth, que je vous encourage et que je vous soutiens.

    Merci pour tout, encore une fois. 🙂

    Grosses bises.

    Emma

    (Un petit merci à « Saadé » pour ces vers de Monsieur HUGO…)

    • Lisbeth Post author

      Et moi je prends plaisir à lire vos commentaires qui sont toujours emplis de gentillesse, de sincérité et d’une pointe d’humour. Tout ce que j’aime ! Continuez !!

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