Du virtuel à la réalité, il y a parfois un gouffre, ou tout au moins une appréhension à le franchir liée à la peur de l’inconnu. Trac à l’idée de rencontrer pour la 1ère fois un couple de libertins, crainte de ne pas être à la hauteur des attentes, pétoche de ne finalement pas être à sa place dans ce milieu si particulier.

Et puis finalement, dès le 1er regard devant le restaurant judicieusement sélectionné, les sourires fusent. Pourtant, le mystère sur nos apparences avait été gardé puisque nous avions joué le jeu de ne pas complètement nous dévoiler. Petite touche de malice pimentant cette 1ère entrevue.

Mes noeuds au cerveau questionnements ce sont immédiatement envolés pour laisser place à la convivialité et au charme de cette soirée. Tout était parfait :

  • nos acolytes, charmants, rassurants, éloquents,
  • le cadre, chaleureux, raffiné,
  • le serveur et le sommelier, enjoués, professionnels
  • le repas, simplement divin
  • le vin, exquis et surprenant.

Un moment hors du temps, placé sous le signe des confidences libertines (qui, d’ailleurs, ont parfois dû tomber dans les oreilles de nos voisins de table), de la légèreté et du plaisir des sens, une soirée de « mise à nu ». Mais même si nous étions préalablement d’accord pour limiter cette rencontre à la discussion, nous avions joué le jeu de la séduction en nous parant de nos plus beaux atouts.

L’occasion pour moi, chose rare, d’enfiler de jolis bas nylon délicatement suspendus à un porte-jaretelles. (Observez les bien ces screugneugneu de bas, car les bougres ont déjà filés !! Grrrrrrrrrrr).

resto1_lisbeth_seventy3s« Pour être complètement nue, il eût fallu garder tes bas. »

Raoul Ponchon