Voilà un sujet digne d’une épreuve de philosophie. J’ai horreur de la philo !

C’est une réflexion qui me revient en mémoire alors que mon esprit vagabonde et se remémore une discussion passée. Nous étions alors atablés mon mari et moi en compagnie d’un ami venu nous prêter main forte pour quelques travaux. (Un ami devenu depuis lors mon meilleur ami homme, un de ces amis à qui je n’ose dévoiler l’existence de ce blog. Non pas qu’il en serait choqué, oh non ! Je crois même qu’il serait plutôt ravi de voir à quel point j’ai suivi ses conseils de reconquète de ma féminité. Mais plus par égard pour mon mari. Pourtant, je rêve de le lui dire, de leur dire d’ailleurs car je ne me vois pas ne pas inclure son épouse dans cette révélation. Mais je m’égare, là n’est pas le sujet…)

Revenons donc à nos moutons. Nous parlions de nos divers amis, de tous ces couples mariés qui se sont séparés, trompés, remis ensemble parfois, bref de toutes ces unions et désunions. Quand mon mari lâcha sur un ton sans appel : « L’Homme n’est pas fait pour être monogame ». A l’époque cette réflexion m’avait profondément blessée car nous vivions quelques difficultés conjugales. Mais depuis lors, elle n’a cessé de me hanter, de me faire méditer et finalement de me faire accepter la réalité.

Oui l’Homme n’est pas fait pour être monogame. Je ne parle pas là de la conception du mariage, mais du fait de n’avoir qu’un(e) seul(e) partenaire. Et je ne parle pas de l’homme, mais bien de l’Homme avec un H, incluant donc aussi la femme. J’ai beau regarder autour de moi, je ne vois aucun couple qui ne passe par une phase d’infidélité (ou alors vraiment très peu), même des personnes qui de 1er abord semblent très heureuses en ménage.

Je n’ai pas de meilleure explication que les mots chantés par Jacques Brel (je l’aime bien celle là, vous l’aurez compris… non je la vénère ! ) : « Il faut bien que le corps exulte ». Nous sommes humains après tout, débordant d’hormones, de pulsions, d’envies. Et offrir son corps à d’autres n’enlève rien à l’Amour que l’on porte à l’être cher. Partager son corps est même pour moi une déclaration d’Amour : « Je t’aime tant que j’accepte de te partager, pour ton bonheur, ton plaisir, notre plaisir ».

monogame« Le coeur d’un libertin est fait comme une auberge,on y trouve à tout heure un grand feu bien nourri. »

Alfred de Musset